lundi 27 septembre 2010

Errance


La poussière en brume diffuse flotte sous la lassitude leurs pas trainants. Ils avancent leurs pieds posément, en raclant la semelle. La fatigue les étreint depuis si longtemps qu’elle forme autour d’eux un corset, une gangue, qui les porte presque. Leur épuisement est leur dernier recours, qui forme un écran de coton, d’indifférence à leurs reins fourbus, à leurs pieds en sang, à leur âme meurtrie. Envers et contre tout, ils avancent encore. Qu’y a-t-il tout au bout de la route ? qu’y avait-il plutôt, au bout de leur chemin ? au moment de leur départ, qu’ont-ils aperçu au loin, si loin, qui les attira tant ? Un souvenir ? ou un espoir ? un être cher ? ou un simple mirage… L’espoir d’un amour, d’un enfant, d’un regret à effacer, de celle qu’ils n’auront jamais eue mais dont ils ont rêvé. Tant et tant.

lundi 20 septembre 2010

Ateliers d'écriture

L'école de la tarentule

Lieu de l'action : golfe du pot-au-noir.
Mon coeur brisé, profonde est ma blessure, dont le sang s'écoule vers le néant. Je m'enfonce dans les méandres de ses yeux de chat, le labyrinthe de ses iris brise mes sens, et son absence.... Suffit-il d'un bijou offert pour provoquer l'ivresse ? Suffit-il d'une promesse ? Cette voile ballante que nul vent ne soulève promène en mon regard sa silhouette errante. Comme un chef d'oeuvre méconnu, noyé dans une vitrine d'antiquaire, comme une prunelle radieuse que nul n'entreverrait dans la profondeur de la nuit, comme une vérité écrite qui un jour funeste et beau, émergerait d'un livre ouvert au hasard. A l'échelle du désert de ma vie, une toute petite araignée mortelle semble se dresser telle un phare, froid, impénétrable et transparent comme le marbre. Nous étions désormais assis l'un en face de l'autre. En partance. Vers un envol ou vers un océan de calme.


http://www.zulma.fr/atelier-ecriture2.html



mercredi 28 octobre 2009

Se liquéfier devant Madison bridges


Parce que quoi qu'on vive, on passe toujours à côté de tout le reste.

samedi 3 octobre 2009

40 ans et demie


Le pire, ce n'est pas qu'un jour on atteigne les 40 ans.
Le pire, c'est que ça ne s'arrête pas là.

Si on a de la chance.



Découvrez la playlist Vieillir avec Jacques Brel

dimanche 22 février 2009

Eh oui, bientôt mon anniversaire...


Le journal de ma naissance :


Une mine, ce site.

lundi 3 novembre 2008

Savoir-faire

Y'a pas mal de trucs qu'en famille on n'ose pas dire.

Comment par exemple, expliquer à un tout jeune homme qu'on peut prendre plaisir à faire quelque chose, même si on le fait mal.

Bah.
Il l'apprendra bien tout seul, à moins qu'il ne reste toute sa vie puceau...

Nobody's perfect.

mercredi 11 juin 2008

Il m'a manquée

Non, y'a pas d'erreur, il ne m'a pas manqué, mais manquéE : il est passé à côté.

Sans doute pensait-il que je n'avais pas besoin de lui, sans doute étais-je, pour lui, trop gâtée par la vie. Pas par lui.
Il ne s'est jamais senti à l'aise qu'avec ceux qui le regardaient d'en bas et qui tournaient vers lui un regard d'admiration. Les modestes, à côté des nantis.

Il y a quelque chose comme dix ans encore, je rêvais parfois qu'il me souriait.
Maintenant, je sais que ce n'est pas ma faute, que c'est lui qui est comme ça. Il a son monde, je n'en fais pas partie. Il ne m'avait pas choisie.

Maintenant, je suis grande, il est trop tard.
Tous les enfants ont pourtant besoin d'un père.

C'est une histoire banale, on pourrait être des milliers ici à la raconter. Les pères ne sont souvent que de passage, même dans les bonnes maisons.
Mes enfants savent que ce n'est pas de leur faute s'ils ne voient jamais leur grand-père. Il est comme un ancêtre disparu. Sauf qu'il vit encore, ailleurs. Il nous a manqués. Rien ne va changer. Nous ne lui manquons pas.
Assez.
Passé.