dimanche 22 février 2009

Eh oui, bientôt mon anniversaire...


Le journal de ma naissance :


Une mine, ce site.

lundi 3 novembre 2008

Savoir-faire

Y'a pas mal de trucs qu'en famille on n'ose pas dire.

Comment par exemple, expliquer à un tout jeune homme qu'on peut prendre plaisir à faire quelque chose, même si on le fait mal.

Bah.
Il l'apprendra bien tout seul, à moins qu'il ne reste toute sa vie puceau...

Nobody's perfect.

mercredi 11 juin 2008

Il m'a manquée

Non, y'a pas d'erreur, il ne m'a pas manqué, mais manquéE : il est passé à côté.

Sans doute pensait-il que je n'avais pas besoin de lui, sans doute étais-je, pour lui, trop gâtée par la vie. Pas par lui.
Il ne s'est jamais senti à l'aise qu'avec ceux qui le regardaient d'en bas et qui tournaient vers lui un regard d'admiration. Les modestes, à côté des nantis.

Il y a quelque chose comme dix ans encore, je rêvais parfois qu'il me souriait.
Maintenant, je sais que ce n'est pas ma faute, que c'est lui qui est comme ça. Il a son monde, je n'en fais pas partie. Il ne m'avait pas choisie.

Maintenant, je suis grande, il est trop tard.
Tous les enfants ont pourtant besoin d'un père.

C'est une histoire banale, on pourrait être des milliers ici à la raconter. Les pères ne sont souvent que de passage, même dans les bonnes maisons.
Mes enfants savent que ce n'est pas de leur faute s'ils ne voient jamais leur grand-père. Il est comme un ancêtre disparu. Sauf qu'il vit encore, ailleurs. Il nous a manqués. Rien ne va changer. Nous ne lui manquons pas.
Assez.
Passé.

vendredi 23 mai 2008

Grand Pierre

Quand une goutte de sauce coulait sur son menton, il ne la sentait pas. Odette l'essuyait avec le coin d'une serviette. Un jour, alors que tout était prêt pour son départ à la retraite, il est tombé. Un vaisseau s'était bouché dans sa tête. Il ne s'est relevé que pour quelques mois. La deuxième attaque l'a laissé hémiplégique. C'était un peu notre abbé Faria.

Il marchait avec une canne, ou avec mon bras.
C'était à cause de l'atéro-sclérose. Des cigarettes et du beurre avec le gruyère. C'est ce qu'à cet âge tendre on m'avait appris.

Toute mon enfance a été rythmée des coups de sonnette du médecin, de l'infirmière, du kiné, et du vrombissement de son vélo d'appartement, destiné à maintenir de la vie dans ses muscles.
On faisait le tour de la table dans la grande cuisine, moi, avec lui à mon bras. Il n'était pas bien grand. Mais je ne le dépassais pas, pas encore. Après, il ne se levait presque plus.

Mon frère, ma soeur et moi, aucun de nous trois n'a jamais touché à une cigarette.

jeudi 8 mai 2008

Simili tude


mercredi 9 avril 2008

Doux comme Pierre


Doux, à mon souvenir... parce que, pour son caractère... après tout, je ne le connaissais pas, en vrai.
Ce n'est pas exprès si mon fils porte son prénom. Enfin, je ne crois pas.

J'ai beau prétendre que je n'ai jamais eu d'idole, LUI, je n'ai jamais rien trouvé à lui reprocher, à part peut-être d'affecter ce petit côté machiste. Mais c'était pour rire.


Je ne sais pas pourquoi, ce soir, en entendant sa voix d'outre-tombe, à la radio, je me suis demandée à quoi bon vivre dans un monde où il n'est plus. Vraiment, il exagère. Et ça fait déjà 20 ans.
Et j'ai eu les larmes aux yeux.

Parce que Desproges est mort. Etonnant, non ?


mardi 8 avril 2008

Simplement

... être vivante.
Toucher.
Respirer.